Albert Etévé (Capitaine) (1881 - 1976) France

Pilote biplan Wright n° 54 à la 2ème semaine aéronautique de Champagne

Brevet de pilote n° 88 obtenu à 29 ans en champagne sur avion Wright

Brevet civil n° 89 en date du 10/06/1910 - brevet militaire n° 12

Militaire élève de Polytechnique il est affecté à l'aérostation en 1906, il obtient son brevet de pilote de ballon libre en 1917.

Capitaine pour fait de guerre au Maroc en 1908, volontaire il participe à la délivrance de Casablanca.

IL publie en 1908 un mémoire sur les aéroplanes consacré à la stabilisation automatique des Aérostats Breveté Pilote de dirigeable en février 1910.

il est breveté pilote de dirigeable en février 1910. Pilote-aviateur (brevet n° 89) en juin 1910 sur le biplan Wright livré à l’armée et sur lequel il a adapté un stabilisateur automatique de son invention, il ne cesse d'améliorer la sécurité en vol. Il crée en 1911 un indicateur de vitesse à palette, réglementaire à bord des avions militaires, avant l'apparition de l'anémomètre Badin.

Indicateur de vitesse Etévé

Indicateur de vitesse Etévé (anémomètre) 1912

L’ indicateur de vitesse Etévé se compose d’une plaque verticale mobile autour d’un axe vertical fixe. À l’avant de la plaque se trouve un équipage mobile comprenant une tige verticale à l’extrémité de laquelle on a fixé une boule de celluloïd sur laquelle s’exerce la poussée du vent (en 1912, la boule trop fragile est remplacée par une plaque d’aluminium). À l’opposé, vers le bas, se trouve une autre tige sur laquelle est attaché un ressort réglable qui équilibre la poussée sur la boule (ou la plaque) et, solidaire de cet ensemble, une grande aiguille qui se déplace sur un cadran marqué d’un trait rouge. L’utilisation très simple de l’appareil en fit son succès, les pilotes comprenant au premier coup d’œil la manœuvre à faire pour retrouver la vitesse de croisière. Rendue réglementaire à bord de tous les avions militaires en 1911, l’utilisation de l’indicateur de vitesse Etévé permit de sauver de nombreuses vies.