Georges Legagneux (1882 - 1914) France

Pilote du monoplan Blériot au 1er meeting mondial d’avion de 1909 en Champagne

Pilote de biplan, Sommer n° 43 à la 2ème semaine aéronautique de Champagne 1910

Chef pilote chez Voisin et Breguet

En 1893, âgé de vingt et un ans, Georges Legagneux qui habite et travaille à Puteaux dans une entreprise de tramways électriques est recruté par Levavasseur comme mécanicien. L’équipe ne comprend alors que dix personnes ; Le premier client de Levavasseur pour l’aviation est le capitaine Ferber, lequel commande le V8 de 24 ch en 1904. Legagneux qui effectue son service militaire, est détaché auprès de lui comme mécanicien.

Georges Legagneux commence son parcours dans l'aviation chez Léon Levavasseur (constructeur de l'Antoinette) comme mécanicien. Il sera également mécanicien du capitaine Ferber, lequel l’initie au pilotage en 1908. La même année il remporte le prix de l'Aéro-Club et s'achète son premier avion, un Blériot.
Il pilote au 1er meeting aérien du Monde de Reims en 1909 ainsi qu’à la 2ème semaine aéronautique de Champagne en 1910. Il ne cesse ensuite de voler, en France, mais aussi en Suède, en Russie. Il sera pilote instructeur chez Voisin, chef pilote chez Breguet.

En 1906, Ferber demande à l’Armée un congé sans solde et entre chez Antoinette. Ou il construit son appareil sous la référence Ferber IX. Auxiliaire dévoué, Legagneux l’assiste au quotidien en entretenant ses moteurs. Le 14 juillet 1908, (2 ans plus tard), Ferber parvient à voler pour la première fois

Le Capitaine Ferber aux commandes de sa machine entretenue par Lagagneux en 1908.

Baeder sur biplan Farman à la 2ème semaine d’aviation de Champagne, 1910.

Dès 1908, Legagneux est amené au pilotage par Ferber qui lui cède volontiers les manettes du biplan. Suivant un bon enseignement, l’élève ne tarde pas à dépasser son maître. Le 19 août 1908, le mécanicien Antoinette inscrit une première fois son nom dans les annales de l’aviation en réussissant sous les yeux des commissaires de l’Aéro-Club de France un vol de 256 m sur le Ferber IX, ce qui lui vaut de remporter le Prix de l’Aéro-Club.

Legagneux sable ses succès en champagne.

Avec cet argent, il va s’acheter un monoplan Blériot. Le 19 septembre, Legagneux vole sur 500 mètres, cette fois sur le monoplan Antoinette à moteur 25 ch (nouvelle version) qui se montre plus fiable que la précédente. Avec Hubert Latham, il est l’un des rares aviateurs à avoir assimilé le pilotage de ces machines aux commandes compliquées. En 1909, Legagneux quitte la société de Levavasseur et entre chez Voisin. Il y travaille à la fois comme pilote d’essais et instructeur de vol. C’est ce qu’il désirait depuis toujours : maintenant, il vole chaque jour. Quoiqu’un peu lourd, le biplan Voisin est une robuste machine qui permet quelques erreurs de pilotage. Legagneux aligne les heures de vol, mais ce qu’il préfère c’est la liberté de voler en rase campagne.

16 février 1909 à Bouy-en-Champagne, Legagneux continue son entraînement sur le biplan Farman. Le matin, il réussit un vol de 10 km et l’après midi sur 500 m face à un vent de 10 m/s.

Le 29 juillet 1909, il inscrit son nom dans l’histoire mondiale de l’aviation en effectuant dans un champ près de Stockholm sur un biplan Voisin le premier vol d’un aéroplane à moteur en Suède ; il vole à Moscou. En août, il participe au meeting de Reims où son pilotage fait merveille. Il qualifie facilement les Voisin n° 17 (de Ferber) et n° 38 (le sien). Mais c’est sur son Blériot qu’il s’inscrit dans les meetings aériens de la saison 1910. Georges Legagneux ne connaît pas la guerre : le 6 juillet 1914, âgé de 31 ans, il se tue à Saumur en tombant dans la Loire en essayant un avion, victime de sa passion.

Legagneux et son épouse à Reims

Ses records

  • PRIX POMMERY du TOUR de PISTE 8ème Lauréat (1oKm à 60,6Km/h)