Marie Marvingt "La Fiancée du Danger" (1875-1963)

Les Maisons de champagne Mécènes du sport aéronautique du Monde.

Née à Aurillac le 20 février 1875, Marie Marvingt, Aviatrice, sportive de haut niveau, accomplit des missions militaires dans différents régiments. De très nombreux succès sont à mettre à son actif notamment le prix du concours de distance de l'Aéro-Club de l'Est, sur sonballon 'L'Etoile filante'. Elle reçoit le 8 novembre 1910 le brevet no.281 qui constitue le 3e brevet féminin mondial d'aéronautique. Le 14 décembre 1963, Marie Marvingt "La Fiancée du Danger" s'éteint dans son lit à l'âge de 88 ans. Avec elle disparait la doyenne des femmes pilotes possèdant 17 records mondiaux et 30 décorations.

Elle était infirmière diplômée et assistante en chirurgie. Journaliste, elle écrivait sur l'aviation, les sports, et des personnalités. Elle était brillante cavalière et travaillait à tous appareils, maniait poids et haltères, pratiquait la boxe, la lutte, le jiu-jitsu, le judo, le karaté, le tennis, le golf, le billard, le water-polo et le polo à cheval, le hockey, le base-ball, le football, le saut, la course à pied, travaillait sur le fil de fer et savait jongler et dompter; pratiquait aussi l'as, le skiff, le canot automobile, le vol à voile, l'aéroplane, et maniait avec succès le sabre, l'épée et le fleuret; championne au tir aux pigeons, elle chassait la panthère et le phoque.

En 1911 au meeting de St Etienne

Seule femme au monde détentrice de quatre brevets : avion, ballon, hydravion, hélicoptère ; elle pilotait également des dirigeables. Elle parla 5 langues (diplômée en Espéranto), joua au cornet, et étudiait le droit et la médecine. A aussi étudié la tragédie, le chant, le dessin, la peinture, la sculpture, les danses anciennes et modernes, et la cuisine -pour laquelle elle reçut un prix ; pratiqua l'hypnotisme, la graphologie, la chiromancie, l'astrologie, la phrénologie, la physiognomonie, la géodésie, la taxidermie, la météorologie, la psychologie, la topographie, l'océanographie, la balistique, etc. ; une des premières femmes à faire de la spéléologie. Se faisait surnommer " la fiancée du danger" et "La Marie". On la décrivait comme "la femme la plus incroyable depuis Jeanne d'Arc" et "la plus grande sportive du siècle".

Le 8 mars 1910, le brevet de pilote est pour la première fois attribué à une femme. Il s’agit d’Elise Deroche, dont le brevet porte le n° 36. Viennent ensuite Marthe Niel (n° 226), Marie Marvingt (n° 281) et Jane Herveux, élève de Louis Blériot. La première pilote américaine brevetée fut Harriet Quimby, bien que la première à avoir volé en solo en Amérique ait été Blanche Scott (le 2 septembre 1910). Les aviatrices ont leur compétition réservée, la coupe Femina. Mais dans cette conquête des airs, elles ont à affronter deux problèmes. Tout d’abord : comment trouver une tenue de vol qui respecte les convenances en conservant sa liberté de mouvement ? Peu ont le courage d’Hélène Dutrieu, qui ose défier l’opinion en volant sans corset. Le second problème, plus difficile à résoudre, est l’hostilité des pilotes masculins. L’aviatrice allemande Melli Beese en sait quelque chose : lorsqu’elle se présente pour obtenir son brevet de pilote, les autres concurrents tentent de saboter son avion en faussant ses commandes et en vidant son réservoir. Coïncidence historique, le 8 mars est aujourd’hui la Journée de la femme.

Marie Marvingt (lve pilote en Champagne) et le Capitaine Echeman inventeurs de lavion-ambulance.
(Illustration 1914 - Emile Friant)

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